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Des exilés iraniens déposent plainte en Suisse contre le président iranien, appelant à des poursuites judiciaires à l'approche de son voyage à Genève

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Un groupe d'anciens prisonniers politiques iraniens, survivants du massacre de 1988 résidant désormais en Suisse, ont déposé une plainte contre Ebrahim Raisi, le président iranien. (photo). Ils demandent qu'il soit poursuivi pour génocide et crimes contre l'humanité. Raïssi est accusé d'être un personnage clé de la « commission de la mort » à Téhéran lors du massacre de 1988. Ce massacre, consécutif à un décret de Ruhollah Khomeini, le fondateur du régime, a entraîné l'exécution de 30,000 XNUMX prisonniers politiques sur plusieurs mois, écrit Shahin Gobadi.

La plainte a été déposée alors que le coordinateur du Forum mondial des Nations Unies sur les réfugiés a annoncé que Raisi devrait assister au forum à Genève le mercredi 13 décembre.

Les plaignants, associés à l'Organisation des Moudjahidine du peuple d'Iran (MEK), un principal mouvement de résistance iranien, allèguent que Raïssi, alors procureur adjoint à Téhéran, a été directement impliqué dans l'exécution de milliers de prisonniers politiques. Ils soulignent également l’implication de Raïssi dans la répression des soulèvements populaires, notamment le soulèvement de 2019 en tant que chef du pouvoir judiciaire et le soulèvement de 2022 en tant que président.

Les survivants du massacre de 1988 en Iran, affirmant avoir été personnellement témoins de la participation d'Ebrahim Raïssi à la commission de la mort, ont déposé une plainte contre lui à Genève. Les plaignants prévoient de divulguer publiquement la plainte lors d'une conférence de presse mardi, coïncidant avec la veille du premier voyage prévu de Raïssi en Europe.

Les organisateurs de la conférence visent également à révéler des informations, obtenues en Iran par le réseau de l’OMPI, sur les officiers supérieurs du Corps des Gardiens de la révolution islamique (CGRI) et de la Force Qods accompagnant Raïssi.

Ces derniers jours, une campagne internationale a plaidé en faveur de la poursuite et de la responsabilisation de Raïssi. Selon les organisateurs de la campagne, plus de 300 dignitaires internationaux ont soutenu cet appel à l'action.

Les signataires, comprenant d'éminents juristes et hommes politiques, ont exprimé leur « profonde inquiétude » concernant la participation prévue d'Ebrahim Raisi au Forum des Nations Unies. Ils ont souligné que Raisi était une figure centrale dans le massacre de milliers de prisonniers politiques en 1988, arguant que sa présence au forum de l’ONU était en contradiction flagrante avec les valeurs fondamentales défendues par les Nations Unies. Les organisations de défense des droits humains ont plaidé en faveur de poursuites contre Raïssi pour son rôle présumé dans des crimes contre l'humanité. Cela inclut son implication en tant que membre de la Commission de la mort de Téhéran lors des exécutions extrajudiciaires massives et des disparitions forcées de prisonniers politiques en 1988.

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Selon certaines informations, le Guide suprême de l'époque avait publié un décret ordonnant l'exécution de tous les prisonniers politiques associés au principal groupe d'opposition, l'OMPI/MEK. On estime que jusqu'à 30,000 XNUMX prisonniers politiques, pour la plupart liés à cette organisation mais également membres de divers autres groupes d'opposition, ont été exécutés.

Les entités internationales, y compris les procédures spéciales de l'ONU, ont dénoncé les exécutions extrajudiciaires et les disparitions forcées de 1988 en Iran comme des crimes contre l'humanité persistants. Ils réclament une enquête internationale approfondie sur l’implication d’Ebrahim Raïssi. Les critiques soutiennent que permettre à une personne ayant un bilan aussi grave de violations des droits humains de participer à un forum international prestigieux ne fait que renforcer une culture d’impunité qui prévaut en Iran.

Dans une récente déclaration, le Conseil national de la Résistance iranienne (CNRI) a condamné la visite prévue de Raïssi à Genève pour assister au forum de l'ONU comme « une insulte aux droits de l'homme, au droit sacré d'asile et à toutes les valeurs pour lesquelles l'humanité contemporaine a sacrifié ». des dizaines de millions de vies. » Le CNRI a également annoncé son intention d'organiser une manifestation à Genève le mercredi 13 décembre 2023. Cette manifestation vise à dénoncer la présence de Raïssi à Genève et à exiger son arrestation et ses poursuites.

Le CNRI souligne que Raïssi, plutôt que d’assister à un forum des Nations Unies, devrait être poursuivi et puni pour ce qu’il décrit comme « quatre décennies de crime contre l’humanité et de génocide ».

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