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Mercure : le Conseil et le Parlement concluent un accord pour éliminer complètement le mercure dans l'UE

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Les négociateurs du Conseil et du Parlement européen sont parvenus aujourd'hui à un accord politique provisoire sur une proposition visant à éliminer progressivement l'utilisation des amalgames dentaires et à interdire la fabrication, l'importation et l'exportation d'un certain nombre de produits contenant du mercure ajouté, notamment certaines lampes. La proposition porte sur les utilisations résiduelles du mercure dans les produits de l'UE, en vue d'établir une Europe sans mercure. L'accord est provisoire en attendant son adoption formelle par les deux institutions.

Alain Maron, ministre du Gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du changement climatique, de l'environnement, de l'énergie et de la démocratie participative

Lorsqu’il est rejeté dans l’environnement, le mercure peut gravement mettre en danger nos poumons, notre cerveau et nos reins. Jusqu’à présent, les politiques de l’UE ont contribué à réduire considérablement l’utilisation et l’exposition à ce produit chimique hautement toxique. Avec l'accord d'aujourd'hui avec le Parlement, nous visons l'utilisation restante du mercure pour rendre l'UE sans mercure. Alain Maron, ministre du gouvernement de la Région de Bruxelles-Capitale, chargé du changement climatique, de l'environnement, de l'énergie et de la démocratie participative

Principaux éléments de l'accord

Alors que les règles actuelles interdisent déjà l'utilisation d'amalgames dentaires pour traiter les dents des enfants de moins de 15 ans et des femmes enceintes ou allaitantes, les amendements étendent l'interdiction à tout le monde dans l'UE. Les colégislateurs ont maintenu la date proposée par la Commission pour l'élimination totale dans l'UE, soit le 1er janvier 2025, sauf lorsque l'utilisation d'amalgames dentaires est jugée strictement nécessaire par le praticien dentaire pour répondre aux besoins médicaux spécifiques du patient. Toutefois, ils ont introduit une dérogation de dix-huit mois pour les États membres dans lesquels les personnes à faible revenu seraient autrement affectées de manière disproportionnée sur le plan socio-économique. Au plus tard un mois après l'entrée en vigueur du règlement révisé, ces États membres devront dûment justifier leur recours à la dérogation et notifier à la Commission les mesures qu'ils entendent mettre en œuvre pour parvenir à l'élimination progressive d'ici le 30 juin 2026.

Alors que le Conseil et le Parlement ont maintenu l'interdiction d'exporter des amalgames dentaires à partir du 1er janvier 2025 comme proposé par la Commission, ils ont convenu d'introduire une interdiction de fabrication et d'importation dans l'UE à partir du 30 juin 2026. Le texte de l'amendement prévoit une dérogation permettre l'importation et la fabrication d'amalgames dentaires destinés aux patients ayant des besoins médicaux spécifiques. Un réexamen général des exemptions pour l'utilisation d'amalgames dentaires sera effectué par la Commission d'ici le 31 décembre 2029, en tenant compte de la disponibilité d'alternatives sans mercure.

De plus, les modifications concernent le rejet de mercure dans l’atmosphère par les crématoires. D'ici le 31 décembre 2029, la Commission procédera à un examen de la mise en œuvre et de l'impact des lignes directrices dans les États membres sur la manière de réduire les émissions des crématoires. L'examen devrait également inclure une évaluation de la nécessité d'éliminer progressivement les utilisations restantes du mercure et d'élargir la liste des sources de déchets de mercure.

Six autres contenant du mercure lampes seront également soumises à une interdiction de fabrication, d'importation et d'exportation à compter du 1er janvier 2026 et du 1er juillet 2027, selon le type de lampes.

Prochaines étapes

L'accord provisoire va maintenant être soumis aux représentants des États membres au sein du Conseil (Coreper) et à la commission de l'environnement du Parlement pour approbation. S'il est approuvé, le texte sera ensuite formellement adopté par les deux institutions, après révision par des juristes-linguistes, avant de pouvoir être publié au Journal officiel de l'UE et entrer en vigueur.

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Contexte

Le règlement de l'UE sur le mercure est l'un des principaux instruments de l'UE transposant la Convention de Minamata, un traité international signé en 2013 pour protéger la santé humaine et l'environnement des effets néfastes du mercure. Le règlement de 2017 couvre le cycle de vie complet du mercure, depuis l'extraction primaire jusqu'à l'élimination des déchets, contribuant ainsi à l'objectif ultime de l'UE de limiter et d'éliminer progressivement l'utilisation, la fabrication et l'exportation de mercure et de produits contenant du mercure au fil du temps, comme indiqué dans le règlement de XNUMX. la stratégie de l’UE sur le mercure.

En juillet 2023, la Commission a proposé une révision ciblée du règlement pour lutter contre l'utilisation restante de mercure dans l'UE, conformément à l'ambition zéro pollution de l'UE. Les modifications proposées demandent l'interdiction complète de l'utilisation, de la fabrication et de l'exportation d'amalgames dentaires pour le traitement dentaire et de certains types de lampes à mercure ajouté.

Le Parlement européen et le Conseil ont adopté leurs positions de négociation respectivement les 17 et 30 janvier 2024.

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EU Reporter publie des articles provenant de diverses sources extérieures qui expriment un large éventail de points de vue. Les positions prises dans ces articles ne sont pas nécessairement celles d'EU Reporter.

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