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L'UE condamne les atrocités commises au Soudan.

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Les États membres de l'Union européenne ont condamné avec la plus grande fermeté les atrocités graves et persistantes perpétrées par les Forces de soutien rapide (FSR) au Soudan, notamment après la prise de la ville d'El Fasher. Cette condamnation émane des ministres des Affaires étrangères de l'UE, réunis à Bruxelles en début de semaine pour discuter de la tragédie qui sévit au Soudan. Un communiqué publié à l'issue de la réunion a clairement exprimé la position de l'UE sur les événements actuels dans ce pays ravagé par la guerre. Il y est indiqué que le ciblage délibéré de civils, les massacres à caractère ethnique, les violences sexuelles et sexistes systématiques, la famine employée comme méthode de guerre et le déni d'accès à l'aide humanitaire constituent de graves violations du droit international humanitaire et du droit international des droits de l'homme.

De tels actes « peuvent constituer des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité », indique le communiqué. En réponse à ces crimes, le Conseil des affaires étrangères de l’UE a adopté des mesures restrictives à l’encontre d’Abdelrahim Hamdan Dagalo, commandant en second des RSF. L’UE a ajouté qu’elle « est prête à imposer toute autre mesure restrictive, le cas échéant, à tous les acteurs responsables de la déstabilisation du Soudan et de l’obstruction de sa transition politique ». Garantir « la responsabilité » est, selon les ministres, « au cœur » des conclusions du Conseil des affaires étrangères de l’UE sur le Soudan (du 20 octobre).

L’UE affirme qu’elle renforcera son soutien à la documentation et aux enquêtes sur ces violations afin de rompre le cycle d’impunité persistant qui alimente de nouvelles atrocités. Le communiqué ministériel ajoute : « L’UE soutient le rôle essentiel des mécanismes de responsabilité, notamment la Cour pénale internationale et la Mission internationale indépendante d’établissement des faits des Nations Unies, ainsi que leurs enquêtes sur les crimes commis par les RSF, les SAF et leurs associés. »

La déclaration du Conseil concluait en exigeant que « la culture de l’impunité au Soudan prenne fin. Les responsables doivent rendre des comptes ».

« La responsabilité première de mettre fin au conflit incombe aux dirigeants des RSF, des SAF et de leurs milices alliées, ainsi qu'à ceux qui leur apportent un soutien direct ou indirect. » Le communiqué ajoute : « Nous exhortons tous les acteurs extérieurs à prendre les mesures nécessaires pour mettre fin à la vente ou à la fourniture d'armes et de matériel connexe à toutes les parties, conformément à l'embargo sur les armes instauré par les résolutions 1556 et 1591 du Conseil de sécurité des Nations unies. »

L’UE affirme qu’elle continuera de plaider en faveur de l’extension du mandat de la CPI et de l’embargo sur les armes à l’ensemble du pays. Le bloc des 27 exhorte désormais « toutes les parties au conflit » à reprendre les négociations afin de parvenir à un cessez-le-feu « immédiat et durable », conformément à la déclaration du Quad du 12 septembre. L’Union européenne affirme qu’elle continuera de travailler avec le Quad et d’autres partenaires internationaux, notamment en tant que coprésidente des conférences de Paris et de Londres, pour mettre fin aux souffrances du peuple soudanais et trouver une solution pacifique et durable au conflit.

« Le cycle de violence au Soudan doit cesser », ont souligné les ministres des Affaires étrangères de l’UE, représentant chacun des 27 États membres. « La protection des civils et l’accès humanitaire ne dépendent pas d’un cessez-le-feu. L’UE appelle à des mesures concrètes pour protéger les civils, notamment les personnels humanitaires et médicaux, les organisations de base et les intervenants locaux, et salue leur courage. »

« Toutes les parties au conflit doivent respecter le droit international humanitaire. Les civils en déplacement qui souhaitent quitter El Fasher et les autres villes assiégées doivent bénéficier d’un passage sûr. Les personnes retenues en otage doivent être libérées immédiatement. »

L’UE souligne la nécessité de garantir un accès humanitaire immédiat, inconditionnel, sûr et sans entrave, dans le plein respect du droit international humanitaire. Aucuns frais administratifs ni taxes ne doivent être imposés aux acteurs humanitaires, et la délivrance et le renouvellement des visas et permis de voyage doivent être accélérés. L’expulsion arbitraire du personnel humanitaire est inacceptable. L’ONU doit être autorisée à avoir une présence permanente au Darfour et dans les autres zones hors du contrôle des forces armées syriennes.

Dans leur déclaration, les ministres affirment : « À long terme, seul un processus politique inclusif, mené et pris en charge par les Soudanais, permettra de répondre aux griefs qui alimentent les conflits au Soudan, tels que la marginalisation des régions périphériques. » L’Union, souligne-t-on, s’engagera auprès de toutes les parties au conflit et renforcera son soutien au dialogue entre les groupes politiques civils soudanais, en étroite collaboration avec l’Union africaine, l’IGAD, les membres du Quad et d’autres partenaires. « L’UE réaffirme son engagement à soutenir la souveraineté, l’unité et l’intégrité territoriale du Soudan et à garantir la préservation de ses institutions étatiques. » L’UE rejette l’émergence de structures de gouvernance parallèles et toute action susceptible d’entraîner la partition du pays, ainsi que « toute ingérence extérieure qui exacerbe les tensions et alimente le conflit ».

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