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Droits humains

III Décret présidentiel sur les droits de l'homme et l'État de droit

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Le 10 décembre 2023, le monde a célébré le 75e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme(DUDH). Cet anniversaire a souligné la pertinence continue de la Déclaration dans le monde d'aujourd'hui, notamment pour répondre à des enjeux tels que le changement climatique et la fracture numérique. Les activités organisées à l'occasion de cet anniversaire ont permis de recueillir les points de vue de jeunes du monde entier, à travers le travail d'un groupe de travail. groupe consultatif de 12 jeunes militants, sélectionnés pour leurs initiatives diversifiées et efficaces en matière de droits humains au niveau local. Dans ce contexte, le président kazakh Kassym-Jomart Tokaïev a promulgué le troisième décret présidentiel, assorti d'un plan d'action global sur les droits humains et l'État de droit. écrit James Drew.

Ce plan souligne l’engagement du Kazakhstan à créer une meilleure harmonisation entre son cadre juridique national, ses obligations internationales et à renforcer la protection des droits de l’homme à l’échelle nationale.

Le Plan d'action  met l’accent sur plusieurs domaines clés :

  • Autonomisation des groupes vulnérables : renforcement des protections pour les femmes, les enfants et les personnes handicapées ;
  • Violences conjugales : mise en œuvre de mesures de responsabilisation plus strictes pour lutter contre les violences conjugales ;
  • Droits du travail et liberté d’association : renforcer les droits du travail et garantir la liberté d’association pour tous les citoyens, etc.

En tant que pierre angulaire de ce décret présidentiel, le Kazakhstan s’emploie de manière proactive collaborer avec des partenaires internationaux, dont des l'ONU et l'OSCE, afin de renforcer ses mécanismes de protection des droits de l'homme conformément à ces priorités. Ce partenariat permanent vise à garantir que les réformes du Kazakhstan soient à la fois efficaces et conformes aux meilleures pratiques en matière de droits de l'homme.

Le Kazakhstan a lancé une série de gras et fdes réformes politiques de grande envergure et a réussi à améliorer ses institutions, à réinitialiser ses systèmes politiques et économiques, à maintenir le niveau de vie, à lutter contre la corruption et à réduire les inégalités.

Ces réformes ont été soulignées par des amendements constitutionnels visant à renforcer la protection des droits de l’homme et à aligner la législation nationale sur les obligations internationales :

  • Abolition de la peine de mort:Le Kazakhstan a réaffirmé son engagement envers le deuxième Protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, abolissant la peine de mort.
  • Mécanismes renforcés en matière de droits de l’homme : La création du Commissaire aux droits de l’homme et de la Cour constitutionnelle permet aux citoyens un accès direct à la justice pour remédier aux violations de leurs droits, conformément aux Principes de Paris.
  • Améliorations de la protection sociale : L’introduction du Code social et du Commissaire aux droits des groupes socialement vulnérables offre de solides mécanismes de protection aux populations marginalisées.
  • Renforcer les droits des enfants et des personnes handicapées:La ratification des Protocoles facultatifs des Nations Unies relatifs aux droits des enfants et des personnes handicapées renforce la protection des membres vulnérables de la société.
  • Criminalisation du harcèlement et de la violence domestique:De nouvelles lois criminalisent le harcèlement et la violence domestique, introduisent une réadaptation psychologique complète pour les auteurs de violences domestiques et créent le Département de lutte contre la violence domestique au sein du ministère de l’Intérieur.
  • Création de conseillers sur les questions de genre : Des postes de conseillers sur les questions de genre ont été créés dans toutes les régions, les personnes nommées étant choisies parmi les représentants concernés de la société civile et du monde des affaires afin de répondre efficacement aux défis spécifiques liés au genre.
  • Adoption de plans nationaux pour l’égalité des sexesDeux plans nationaux fondamentaux ont été mis en œuvre. Le premier renforce les mesures visant à promouvoir l'égalité des droits entre les hommes et les femmes, en s'alignant sur les meilleures pratiques de l'ONU. Le second est consacré à la mise en œuvre de la résolution 1325 du Conseil de sécurité de l'ONU sur « La paix, les femmes et la sécurité » et promeut activement l'inclusion des femmes au sein du Bureau du Procureur général, des ministères de l'Intérieur, des Situations d'urgence, de la Défense, ainsi qu'au sein des missions de maintien de la paix et des groupes de négociation.
  • Défense des droits des enfants : Création de médiateurs régionaux pour les droits de l’enfant, travaillant aux côtés du Commissaire national pour protéger les femmes et les enfants à l’échelle nationale.
  • Lutte contre la traite des êtres humains : Mesures juridiques renforcées contre la traite des êtres humains, y compris des poursuites pénales pour enlèvement, privation illégale de liberté, prostitution forcée et traite impliquant des mineurs.
  • Clarification et application de la loi contre la torture:Différenciation entre torture et traitements inhumains ou dégradants, avec des recherches médico-légales et psychologiques alignées sur le Protocole d’Istanbul, reflétant une politique de tolérance zéro envers de tels abus.
  • Soutien à la réinsertion des détenus : Les allègements fiscaux accordés aux petites et moyennes entreprises qui emploient des personnes condamnées favorisent leur réinsertion dans la société.
  • Protection juridique des réfugiés : Un mécanisme tripartite impliquant le ministère du Travail et de la Protection sociale, le Comité de sécurité nationale et le ministère de l'Intérieur fournit un statut juridique aux réfugiés, conformément aux recommandations du HCR
  • Normes de sécurité du travail : Mise en œuvre des normes de l’Organisation internationale du travail (OIT) pour améliorer la sécurité au travail et prévenir les accidents du travail.

Le décret présidentiel sur les droits de l’homme et l’état de droit a réaffirmé l’engagement indéfectible de notre nation envers les principes des Nations Unies et notre dévouement indéfectible à la construction d’une société démocratique où prévalent l’état de droit et l’ordre.

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