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Élections improbables de modifier les ambitions nucléaires de Téhéran

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ayatollah khamenei

L’élection présidentielle iranienne de ce mois-ci ne devrait pas conduire Téhéran à se conformer aux obligations internationales imposées à la suspension du programme nucléaire. Ces décisions resteront du chef suprême Ali Khamenei. L'Union européenne doit continuer de s'employer à accroître considérablement la pression sur l'Iran en appliquant pleinement les sanctions actuelles et en mettant en œuvre de nouvelles mesures.

Les prochaines élections présidentielles iraniennes ne seront ni libres ni équitables. En tout état de cause, il est peu probable qu'ils influencent le programme nucléaire du pays.

Les élections 14 de juin seront le premier vote présidentiel depuis les sondages frauduleux 2009 qui ont déclenché des manifestations anti-gouvernementales dans tout le pays. Bien que près de 700 se soient inscrits à la course à la présidentielle, le régime ne permettra la candidature que d'un petit nombre d'entre eux, à l'exclusion des personnes peu loyales à son égard ou à son interprétation de l'islam.

Ces conditions rendent peu probable qu'un candidat attaché aux valeurs démocratiques puisse se présenter à la présidence. Peu importe qui accède à la présidence, le guide suprême Ali Khamenei gardera le contrôle des décisions relatives au programme nucléaire du pays. À l'approche des élections, l'Iran a continué d'élargir son programme nucléaire en violation de ses obligations internationales. Le dernier rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) indiquait que l'Iran avançait avec défi sur son programme nucléaire en installant de nouvelles centrifugeuses de pointe. Si elles étaient mises en ligne en grande quantité, ces centrifugeuses réduiraient considérablement le temps nécessaire à l'Iran pour produire de l'uranium de qualité militaire.

L'Iran poursuit également la construction d'un réacteur à eau lourde en violation directe de plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies. Bien que le réacteur ne soit pas adapté à la production d'électricité, son combustible irradié pourrait être retraité pour produire du plutonium. Lors de discussions entre les membres permanents du Conseil de sécurité des Nations Unies et de l'Allemagne (P5 + 1) le mois dernier au Kazakhstan, l'Iran a refusé de présenter une contre-proposition à une offre antérieure de P5 + 1, et les négociateurs ont quitté la réunion sans date fixée pour la poursuite des négociations. Après avoir quitté le Kazakhstan, l’Iran a annoncé le développement de deux projets d’extraction et d’enrichissement d’uranium susceptibles d’accroître sa capacité à produire des matières fissiles pour une arme.

L'Union européenne doit pleinement appliquer les sanctions actuelles et mettre en œuvre de nouvelles mesures pour accroître la pression économique sur l'Iran afin qu'il modifie ses politiques. L’Union européenne doit convaincre les pays qui achètent encore du pétrole iranien de réduire considérablement leurs achats. Les pays qui ne répondent pas aux attentes de l'UE doivent en subir les conséquences, notamment en sanctionnant les institutions financières impliquées dans l'achat de pétrole. En outre, l'Union européenne doit appliquer des sanctions à l'encontre des entités étrangères qui continuent à commercer avec et à soutenir la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC) et le Corps des gardes de la révolution islamique (IRGC). Les institutions financières et les particuliers effectuant des transactions financières avec la Banque centrale d’Iran ou toute autre banque agréée, ou fournissant des services à cette banque, doivent être identifiés et sanctionnés. Il faut convaincre la Banque centrale européenne de cesser d'autoriser l'Iran à effectuer des transactions en euros. L’Union européenne doit mobiliser la communauté internationale pour isoler l’Iran diplomatiquement.

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