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Les contacts des responsables européens avec l'industrie du tabac font l'objet d'un examen minutieux suite à un nouveau rapport qui remet en question la transparence.

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Un nouveau rapport de deux groupes de défense des droits des fumeurs a soulevé des inquiétudes quant à la transparence des interactions entre les responsables de l'Union européenne et l'industrie du tabac, relançant le débat sur la manière dont Bruxelles gère les contacts avec les entreprises impliquées dans des produits ayant des impacts importants sur la santé publique..

L’étude, publiée par les organisations de surveillance STOP et Contre-Feu, a analysé les déclarations et communications officielles entre les institutions de l’UE et les principaux fabricants de tabac au cours des années 2023 et 2024. Selon le rapport, au moins huit réunions ou échanges impliquant des responsables de l’UE et des entreprises telles que Philip Morris International et British American Tobacco n’ont pas été intégralement consignés dans les registres de transparence officiels.

Les militants affirment que de telles omissions risquent de compromettre les engagements de l'UE au titre de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), qui appelle les gouvernements à limiter l'influence de l'industrie du tabac sur les politiques de santé. Le rapport recense également 257 réunions entre des députés européens et des représentants du secteur du tabac au cours de la même période, et estime les dépenses annuelles de lobbying de l'industrie à Bruxelles à environ 14 millions d'euros.

Les chercheurs indiquent que les échanges documentés comprenaient des courriels, des appels téléphoniques et des demandes de réunion concernant des questions réglementaires et la politique internationale de lutte antitabac. Selon eux, certaines communications semblaient liées à l'engagement diplomatique de l'UE auprès de pays tiers sur la réglementation du tabac.

Les institutions de l'UE contestent toutefois toute allégation de non-respect des règles. Un porte-parole de la Commission européenne a déclaré que l'institution publie les détails des réunions concernées conformément aux règles de transparence et qu'elle a « pris des mesures ces dernières années pour améliorer et étendre ses pratiques de communication d'informations ». Le porte-parole a également souligné que les échanges avec tous les secteurs réglementés font partie intégrante du processus d'élaboration des politiques, à condition que les garanties requises soient respectées.

Les interactions entre les décideurs politiques et l'industrie du tabac constituent depuis longtemps un sujet délicat à Bruxelles, en raison des enjeux de santé publique et des engagements internationaux de l'UE. Les défenseurs de la transparence estiment qu'un contrôle plus strict est nécessaire pour garantir le plein respect des obligations de la Convention-cadre de l'OMS pour la lutte antitabac (CCLAT), tandis que l'industrie soutient que le dialogue est indispensable pour fournir des informations techniques et assurer l'efficacité de la réglementation.

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Ce rapport devrait relancer les discussions en cours au sein de l'UE sur le renforcement des règles de transparence, notamment dans les secteurs présentant des risques sanitaires et réglementaires élevés. Pour l'instant, la Commission européenne assure que les cadres existants sont respectés, tandis que les organisations de la société civile estiment que ces dernières conclusions justifient un examen plus approfondi de la manière dont l'UE gère et publie ses relations avec le secteur du tabac.

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