Politique
Barnier hissé sur son propre pétard
L'ancien commissaire et négociateur en chef du Brexit, Michel Barnier, est arrivé à la fin de sa campagne pour diriger le parti de centre-droit Les Républicains aux élections présidentielles françaises d'avril prochain.
Barnier a été fortement critiqué pour certaines des positions qu'il a prises au cours de sa campagne, avec un virage à droite prononcé sur la migration, suggérant un moratoire complet sur les migrations en provenance de l'extérieur de l'UE et remettant en cause l'un des principes les plus fondamentaux de l'Union européenne, le respect des arrêts des Cours européennes - sans lesquels l'UE, un organe fondé sur le droit, ne fonctionnerait tout simplement pas.
À Bruxelles, les tendances eurosceptiques tardives de Barnier ont été considérées comme une volte face cynique pour gagner les cœurs et les esprits du public français - et plus important encore à ce stade - les votes de son propre parti. La position peut-être la plus flagrante et la plus surprenante pour quelqu'un qui avait été représentant de la Commission européenne à la Convention sur l'avenir de l'Europe et deux fois commissaire européen était sa proposition selon laquelle la France devrait recouvrer la souveraineté sur certains arrêts de la Cour européenne de justice et de l'Union européenne. Cour des droits de l'homme, une proposition qui aboutirait au genre de triage qu'il a condamné une fois chez ses partenaires de négociation britanniques.
Valérie Pécresse (25 % des voix), la présidente de la région parisienne Île-de-France, de l'aile la plus libérale du parti, et Éric Ciotti (25,59 %), député à l'Assemblée nationale des Alpes-Maritimes, de la droite du parti, passera au tour suivant. L'un des autres candidats, Xavier Bertrand (22,36 %) a déjà tweeté qu'il mettrait tout son poids derrière Pécresse au prochain tour.
Barnier était tenu en haute estime par ses collègues et en particulier parmi les politiciens de toute l'Europe qui ont été cajolés avec succès tout au long des longues et souvent tortueuses négociations sur le Brexit. Alors qu'il était soutenu par une solide équipe de technocrates bruxellois, c'est Barnier qui a huilé les rouages et maintenu les négociations sur le Brexit sur leur bon chemin. Car cette Europe lui doit beaucoup, mieux vaudrait se souvenir de sa carrière sans cette dernière strophe.
Sur le plan personnel, ayant grandi en Irlande du Nord pendant les « Troubles », son engagement en faveur de l'accord du Vendredi Saint/de Belfast et du maintien de la paix sur l'île d'Irlande était remarquable. Je lui suis reconnaissant de son engagement personnel et de sa capacité à communiquer l'importance du processus de paix aux responsables politiques de toute l'Europe.
Mises à jour
Barnier a concédé et a également apporté son soutien à Pécresse
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