#EuropeanDevelopmentDays - Le Sénégalais Macky Sall défend son bilan en matière de lutte contre la corruption et de croissance économique

| 19 juin 2019

Pour le président sénégalais Macky Sall, le discours de cette semaine Journées européennes du développement Le sommet de Bruxelles a fourni une double opportunité. D'une part, Sall a rencontré certains des leaders les plus puissants du monde et renforcé ses efforts de coopération pour atteindre ses objectifs de développement clés. D'autre part, il a été capable de rappeler au monde ses références anti-corruption après qu'un rapport de la BBC ait déclaré que son frère s'était enrichi de contrats de vente de gaz clés, écrit Louis Auge.

Sall a rejoint Délégués 8,000 des pays 140 au 'Davos du développement', qui prétend lutter contre les inégalités et «construire un monde qui ne laisse personne pour compte». poursuit l’objectif de l’UE de renforcer la coopération mondiale en matière de développement et envisage diverses stratégies novatrices pour réduire l’écart de richesse.

Ayant longtemps appelé à un partenariat plus étroit Entre l'Afrique et l'UE, Sall a pu rencontrer cette semaine certaines des personnalités les plus importantes du bloc, notamment le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, ainsi que le président. roi et premier ministre de Belgique. Le sommet a permis aux délégués d'assister à des sessions clés sur la culture, l'éducation et l'agriculture, et d'aborder divers sujets pertinents tels que la réintégration durable des migrants.

Pourtant, Sall a également saisi l’occasion de mettre en évidence son propre record en tant que président du Sénégal, prononçant un discours devant les délégués soulignant les progrès accomplis par son pays au cours de ses sept années au pouvoir. En effet, l’administration sénégalaise actuelle a poussé plusieurs initiatives clés de construire une société plus inclusive, en écho au programme principal de l'événement de cette semaine à Bruxelles.

L'approche de Sall est guidée par un schéma appelé Emerging Senegal, qui vise à faire du Sénégal un pays à revenu intermédiaire selon 2025 et qui repose sur les mêmes valeurs intégratrices que les journées européennes du développement. Dans la poursuite de cet objectif, le gouvernement a lancé programme universel d’assurance maladie destiné à améliorer l’accès aux soins pour les ménages les plus pauvres du Sénégal, et doté de millions de francs méthodes d'agriculture à améliorer les niveaux de nutrition. Une nouvelle ville est en construction pour alléger congestion dans la capitale Dakar, servi par un new railway.

Dans le même temps, le gouvernement a lancé une campagne visant à empêcher les hommes politiques corrompus de drainer les coffres publics pour leur propre enrichissement. Sall a créé un nouvel organe anti-corruption presque aussitôt après son entrée en fonction, il a ordonné aux fonctionnaires de révéler leurs avoirs. Depuis lors, plusieurs personnalités connues ont été traduites en justice, notamment Karim Wade, fils du prédécesseur de Sall, Abdoulaye Wade, qui aurait accumulé illégalement une fortune de millions de 200.

Ce train de réformes a porté ses fruits: la croissance économique annuelle la croissance est de 6% par an (auparavant il était juste 2%), alors que le taux de pauvreté global a amélioré de manière significative et niveaux de paludisme et de malnutrition chronique sont tombés radicalement. De manière tout aussi importante, la culture de greffe qui s'est infectée au cours des années Wade s'est nettement effacée. Le Sénégal a a enregistré des gains constants l’indice de perception de la corruption de Transparency International depuis 2012, et l’ONG a récemment décrit la pays comme «Un acteur régional fort» pour ses efforts de lutte contre la faute professionnelle.

La conférence de Bruxelles arrive à un moment propice pour Sall, dont le gouvernement s'est ému des accusations formulées lors d'une récente enquête de la BBC, qui porte sur l'octroi par 2012 de deux licences de gaz offshore à une société dirigée par le controversé homme d'affaires Frank Timis. La BBC affirme que la société Timis avait peu d'expérience pertinente pour justifier l'attribution, et continue pour affirmer que sa société a payé au frère de Sall 250,000, ainsi qu’un salaire et des options d’achat d’actions. Le rapport affirme également que BP, qui a acheté les droits à Timis par la suite, a accepté une série de paiements de redevances secrets d'une valeur de milliards de 10.

Le président et son frère nient avec véhémence tout acte répréhensible. Les partisans de Sall ont fait remarquer qu'il n'était même pas en poste au moment de la signature du contrat initial avec Timis et qu'il ne pouvait pas conclure l'accord par crainte d'un litige. Pourtant, malgré cette défense, et le absence de preuve que le président ait bénéficié de l'accord, le rapport a provoqué l'indignation au Sénégal, dont la population attend depuis longtemps une bonanza de leurs nouvelles réserves de pétrole et de gaz.

Peut-être sans surprise, les adversaires de Sall ont attisé les flammes avec impatience. Le législateur Ousmane Sonko, battu par Sall aux élections de février, a accusé son rival de "haute trahison" et exhorté le peuple à se lever pour protester. Nul doute que les adversaires de Sall saisiront sa visite à Bruxelles, l'accusant d'être grand. Mais la décision du président de séduire la communauté internationale est tout à fait à propos: pour un pays qui tente de se positionner en tant que partenaire fiable pour les investissements étrangers, la réputation internationale de Sall revêt une importance capitale.

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