La candidate française à l'extrême droite, Marine Le Pen, réitère son engagement à sortir la France de l'Union européenne et à rétablir le franc comme monnaie officielle du pays.
Le Pen a profité de son discours prononcé lors de la conférence pour souligner certaines de ses promesses de campagne clés issues des engagements 144 annoncés un jour plus tôt.
Elle dit qu'elle envisage, si elle est élue, d'organiser un référendum dans les six premiers mois sur un «Frexit» et a l'intention de négocier des questions telles que les frontières et la monnaie avec l'UE.
Le Pen dit aussi qu'elle veut que la France quitte le commandement intégré de l'OTAN et renforce ses capacités pour assurer sa propre défense.
Le Pen s'engage à éradiquer le terrorisme en France et à instaurer une «tolérance zéro» à l'égard des délinquants, si elle est élue.
Le Pen a déclaré dans un discours de clôture d'une conférence de deux jours de son parti du Front national qu'elle renforcerait les capacités de renseignement et permettrait aux non-citoyens condamnés pour des crimes commis en France de purger une peine de prison dans leur pays d'origine.
Le Pen a déclaré que les personnes possédant la double nationalité en France et dans d'autres pays seraient déchues de leur nationalité française et expulsées, poursuivant ainsi une pratique controversée mise en place par le président socialiste François Hollande.
Le Pen a utilisé ce discours pour réitérer des parties de sa plate-forme de campagne de points 144.
Selon Le Pen, la France est menacée par deux "totalitarismes" sous la forme de mondialisation économique et de fondamentalisme islamique.
Le Pen a déclaré lors d'un discours prononcé lors de la conférence de son parti au Front national, dimanche à Lyon, que ces menaces "se font jour dans certains quartiers… et dans des esprits vulnérables."
Le Pen a énuméré les voiles que certaines femmes musulmanes portent, les mosquées et la prière dans les rues de France comme des dangers culturels inacceptables «aucun Français… attaché à sa dignité ne peut accepter».
Le discours de Le Pen clôt la conférence de deux jours à Lyon.
Une autre personnalité politique française d'extrême droite a déclaré que la décision de la Grande-Bretagne de quitter l'Union européenne et l'élection du président américain Donald Trump avaient donné aux Français une "raison de voter" car ils pouvaient entraîner un réel changement.
Le responsable du Front national, Florian Philippot, s'est exprimé avant le discours de la candidate à l'élection présidentielle française Marine Le Pen lors d'une conférence du parti du Front national, dimanche à Lyon.
Le Pen parlera de ses promesses présidentielles 144, dévoilées un jour plus tôt, d'un agenda nationaliste visant à ébranler l'Union européenne, l'OTAN et le statu quo. Dans sa plate-forme, Le Pen a imaginé une nation florissante «made in France», avec ses citoyens en tête de liste des services publics et l’Etat libre de tout contrôle de l’Union européenne.
Parmi ses promesses: ne plus appartenir au commandement intégré de l'OTAN. Plus de monnaie euro, d'Union européenne ou de frontières ouvertes. L'immigration, surtout celle des musulmans, serait contenue. Et plus aucune seconde chance pour les étrangers sous surveillance en tant que terroristes potentiels présumés - ces milliers seraient expulsés.
Contrairement au président américain Donald Trump, Marine Le Pen du Front national d'extrême droite n'est pas une nouveauté en politique française: elle dirige le parti anti-immigrés depuis 2011 et est arrivée en troisième position lors du vote présidentiel à 2012.
Les premiers sondages indiquent régulièrement que Le Pen figure parmi les deux meilleurs candidats à la présidentielle française, mais suggèrent qu'elle perdra de loin lors du second tour 7.
Il y a à peine deux semaines, le candidat considéré comme le plus susceptible de battre Le Pen et de l'emporter, l'ancien Premier ministre conservateur François Fillon, a vu son soutien s'effondrer tandis que les procureurs français enquêtaient sur des emplois potentiellement fictifs d'aide parlementaire autrefois occupés par son épouse et ses deux enfants.
L’ancien ministre du Budget, Emmanuel Macron, qui s’est rebellé contre le Parti socialiste pour s’engager par lui-même, pourrait se retrouver face à Le Pen au second tour.
Les gauchistes Jean-Luc Melenchon et Benoit Hamon sont également candidats à la présidence française.

