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Egalité entre les femmes et les hommes

De la clinique à l'Organisation mondiale de la santé, la misogynie dans les soins de santé freine l'émancipation des femmes.

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L'avenir est féminin ! Sauf si vous êtes médecin. Dans ce cas, vous risquez fort de faire face à une carrière marquée par le sexisme, des promotions refusées et une stagnation salariale, surtout si vous décidez d'avoir un enfant. Sans oublier qu'en plus, si vous avez des problèmes de santé, vous risquez d'être licenciée. Alors, quel est l'attrait du secteur de la santé pour les femmes ?

Depuis quelques années, les femmes représentent la majorité des étudiants en médecine au Royaume-Uni et aux États-Unis, et leur nombre dans le secteur de la santé ne cesse d'augmenter. Le système de santé leur doit beaucoup, que ce soit par leur travail dans les structures formelles ou par l'aide essentielle et souvent invisible qu'elles apportent aux proches et aux membres de la communauté. Cependant, malgré leur présence croissante dans ce secteur, la médecine n'offre pas un environnement professionnel adapté à leurs besoins.

Les études montrent régulièrement que les femmes peinent à progresser dans une carrière médicale, étant souvent écartées des promotions ou des opportunités qui leur permettraient de faire évoluer leur carrière. De plus, elles sont confrontées à un monde médical encore imprégné de pratiques obsolètes. attitudes misogynesDes études montrent également que les femmes finissent par départ La profession est discréditée en raison de la misogynie à laquelle les praticiens sont confrontés, ce qui crée un cercle vicieux, leur absence ne faisant qu'alimenter davantage la misogynie parmi les praticiens ou leurs collègues.

Par ailleurs, les femmes sont plus susceptibles de devoir interrompre leur formation ou leur carrière, notamment si elles souhaitent avoir des enfants. Si elles optent pour cette solution, elles sont également plus susceptibles d'assumer la majeure partie des responsabilités liées à la garde d'enfants, ce qui est souvent incompatible avec les horaires de travail de nombreux professionnels de la santé, ou avec la formation complémentaire requise pour se spécialiser, en particulier en chirurgie. Au Royaume-Uni, seulement 17% La plupart des chirurgiens inscrits sont des femmes. Par comparaison, plus de la moitié des les médecins généralistes Au Royaume-Uni, les médecins généralistes sont majoritairement des femmes, car il s'agit de l'un des rares emplois disponibles pour les médecins qui leur offre plus de flexibilité et peut être adapté aux besoins de garde d'enfants.

La hiérarchie inhérente à ce domaine, avec des distinctions claires entre les rôles et les marqueurs d'ancienneté, fait que les positions de pouvoir sont plus facilement abusées, ce qui conduit souvent à un environnement de travail toxique et dangereux. Malheureusement, la majorité des femmes travaillant dans le secteur de la santé rapport Des cas d'inconduite sexuelle à leur encontre se produisent sur leur lieu de travail. Ce type de situation se rencontre dans les milieux médicaux, les établissements de soins et même au sein d'organismes médicaux clés comme l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

Ces dernières années, l'OMS a été frappée à plusieurs reprises par accusations des agressions sexuelles graves, certaines remontant à plus de 20 ans. Dans plusieurs cas, des plaintes ont été déposées en 2020 et l'organisation n'a réagi qu'en 2023, provoquant une colère et un désarroi profonds chez les femmes ayant dénoncé les abus. Dans d'autres cas, les femmes étaient dissuadé de ne pouvoir engager aucune action formelle alors que les agresseurs étaient autorisés à conserver leur emploi pendant des années.

Bien que des mesures aient enfin été prises pour mettre en œuvre une politique de lutte contre les inconduites sexuelles au sein de l'organisation, le processus a été lent et entravé par des obstacles bureaucratiques. Ceci est symptomatique de la misogynie profondément ancrée dans le corps médical et de l'attachement des dirigeants de l'OMS aux hiérarchies décisionnelles traditionnelles. Par exemple, le Dr Tedros, directeur général de l'OMS, a mis plus de deux mois à… répondre En réponse à une lettre de rapporteurs de l'ONU critiquant la réaction de l'organisation face à des allégations explosives d'abus sexuels, l'ONU a justifié son retard par une « erreur administrative ». Pour une organisation censée représenter les normes internationales, cette lenteur était inadmissible et, pour beaucoup, inexcusable.

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Les femmes médecins méritent d'être écoutées et soutenues par leurs collègues, et les organisations internationales doivent faire preuve de leadership sur cette question. Des groupes comme l'OMS doivent redoubler d'efforts pour promouvoir et protéger les femmes au sein de l'organisation, et plus particulièrement celles qui occupent des postes médicaux. Les syndicats de médecins doivent également s'investir davantage pour défendre les femmes médecins et lutter contre la misogynie omniprésente dans le secteur, afin que toutes les femmes médecins puissent accéder à la carrière qu'elles méritent et que tous les patients puissent bénéficier des soins dont ils ont besoin.

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