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Sélection biaisée des données scientifiques : comment Bruxelles a enterré les données probantes.

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La Commission européenne vient de publié Son évaluation de la directive sur les produits du tabac – le document juridique qui façonnera la politique en matière de tabac et de nicotine dans toute l'UE pour la prochaine décennie – se veut une analyse objective des mesures qui ont fonctionné, de celles qui n'ont pas fonctionné et de celles qui doivent être modifiées. Principal constat : le tabagisme a diminué de 14 % dans l'UE depuis 2012. Bruxelles célèbre ce résultat comme une réussite majeure.écrit Michael Landl, directeur de l'Alliance mondiale des vapoteurs.

Pendant que la Commission s'auto-congratulait, la Suède faisait tout autre chose. Cette semaine, Stockholm annoncé Le taux de tabagisme en Suède a chuté à 3.7 %, soit une baisse de 66 % sur la même période. La Suède n'y est pas parvenue en interdisant le tabac ni en traitant ses citoyens comme des enfants incapables de faire des choix éclairés. Elle a obtenu ce résultat en permettant aux fumeurs de se tourner vers des alternatives moins nocives comme les sachets de nicotine, le snus et la cigarette électronique.

Le rapport de la Commission mentionne la Suède, mais sans en tirer d'enseignements. La Suède n'apparaît que dans le contexte des problèmes de contrôle du snus dans les pays voisins où ce produit est interdit et où les taux de tabagisme sont plus élevés. La baisse la plus spectaculaire du tabagisme dans l'histoire européenne moderne est ainsi réduite à une simple note de bas de page sur le contrôle des frontières.

Cela en dit long sur la véritable nature de ce document. Il ne s'agit pas d'une étude scientifique, mais d'un jugement politique en quête de preuves. Lorsque ces preuves contredisent le document, elles sont reformulées ou ignorées. Ce schéma se répète tout au long du rapport. Ce dernier rejette le vapotage comme une méthode inefficace pour arrêter de fumer, tout en ignorant les études les plus rigoureuses. des avis indépendants disponiblesCes études montrent systématiquement que le vapotage est plus efficace que les substituts nicotiniques traditionnels pour arrêter de fumer. Elles reconnaissent que les sachets de nicotine exposent les utilisateurs à une fraction des substances toxiques présentes dans les cigarettes, mais invoquent aussitôt les risques de dépendance pour justifier leur restriction.

Le rapport colporte également, de manière répétée et sans nuance, le mythe de la passerelle (l'affirmation selon laquelle le vapotage conduit les adolescents à la cigarette). Dans ce même document, la Commission reconnaît que le tabagisme chez les jeunes a atteint son niveau le plus bas jamais enregistré dans l'UE. La Commission semble ignorer la contradiction. Si le vapotage incitait réellement toute une génération d'adolescents à fumer, le tabagisme chez les jeunes ne serait pas en baisse. Les preuves sont pourtant là, dans leurs propres pages.

Tous les pays qui ont réellement résolu le problème sont traités de la même manière. UK a fait chuter drastiquement les taux de tabagisme en intégrant le vapotage à sa stratégie nationale de santé. République tchèque et Grèce En adoptant la réduction des risques, des progrès ont été réalisés en trois ans supérieurs à ceux accomplis par la plupart des pays de l'UE en une décennie. Rien de tout cela ne constitue un succès reproductible. Cela ne correspond pas à la conclusion à laquelle la Commission était déjà parvenue.

Ce que la Commission a jugé bon d'inclure, c'est un moyen de discréditer l'opinion publique. Lorsque des milliers de citoyens européens ordinaires ont répondu aux consultations, la Commission a qualifié leurs avis de fruits de campagnes industrielles et d'intérêts commerciaux. Les personnes qui sont passées de la cigarette à la cigarette électronique sans le moindre regret ont été jugées « non crédibles » et ignorées. Le drame ne réside pas seulement dans les erreurs scientifiques commises, mais aussi dans les conséquences à venir. Ce rapport servira de base juridique et politique à la révision de la directive sur les produits du tabac : interdiction des arômes, restrictions plus strictes sur le vapotage et nouvelles barrières pour les sachets de nicotine. Tout cela repose sur un document qui a traité la plus belle réussite en matière de réduction des risques en Europe comme un problème de contrebande.

Les fumeurs qui cherchent à arrêter de fumer méritent mieux. Ils méritent une information honnête sur les risques relatifs des différents produits. Ils méritent d'avoir accès aux alternatives qui ont permis à des millions de personnes en Suède, au Royaume-Uni et ailleurs d'arrêter définitivement de fumer. Or, Bruxelles s'apprête à rendre ces alternatives plus difficiles d'accès, plus chères et moins attrayantes.

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La Commission avait le choix. Elle aurait pu fonder la révision de la directive sur les produits du tabac (DPT) sur des données probantes démontrant l'efficacité de certaines approches : réduction des risques, accès des consommateurs et réglementation proportionnée. Elle a choisi de ne pas le faire. Si la révision s'appuie sur ce rapport, le tabagisme restera une composante permanente de la vie européenne pour une génération de plus. La Suède a prouvé qu'il existe une meilleure solution. La Commission a tout simplement jugé qu'il n'était pas pertinent d'en parler.

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Contributeur Invité - Opinion

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