EU
Politique migratoire extérieure de l'UE: une approche plus audacieuse
Quels progrès ont été réalisés pour mieux gérer les flux migratoires et promouvoir la mobilité dans un environnement sécurisé? Dans un rapport adopté aujourd'hui (21 février), la Commission examine les principaux développements de la politique de migration extérieure de l'UE en 2012 et 2013. Deux ans après le lancement de l'Approche globale renouvelée de la migration et de la mobilité (GAMM), d'importantes réalisations en matière de renforcement du dialogue et la coopération est signalée, tout en reconnaissant qu’il faut faire davantage pour progresser encore.
Les efforts pour faire face aux réalités d'une mobilité internationale croissante doivent correspondre aux besoins et aux priorités de toutes les parties prenantes. Cela nécessite une meilleure utilisation des outils existants, tels que les partenariats pour la mobilité et les règles communes en matière de visas. Il est également nécessaire de renforcer la participation des États membres lorsque cela est possible lors de la mise en œuvre des politiques de l'UE.
«Une migration bien gérée peut être vraiment bénéfique pour toutes les personnes concernées, migrants et pays. Notre succès dépend en grande partie de notre dialogue et de notre coopération avec les pays tiers et les organisations internationales. Partenariats pour la mobilité, facilitation des visas associés aux accords de réadmission et aux règles communes en matière de visas Mais nous devons faire encore plus pour garantir la croissance économique et la compétitivité et pour traiter conjointement avec les pays tiers les inconvénients de la migration, tels que la traite des êtres humains et le trafic de migrants », a déclaré Cecilia Malmström, commissaire aux affaires intérieures.
Les partenariats pour la mobilité se sont avérés être des outils utiles pour traiter les questions de migration et d'asile d'une manière mutuellement avantageuse. Ils établissent un ensemble d'objectifs politiques et fournissent une structure pour les discussions et la coopération. Jusqu'à présent, des partenariats pour la mobilité ont été conclus avec six pays: la Moldavie (2008), le Cap-Vert (2008), la Géorgie (2009), l'Arménie (2011), le Maroc (2013) et l'Azerbaïdjan (2013). Les discussions sur un partenariat de mobilité avec la Tunisie ont été conclues (novembre 2013) et sa signature est imminente. En outre, des discussions ont commencé avec la Jordanie (décembre 2013).
Au total, au cours de la période 2012-2013, la Commission a soutenu plus de 90 projets liés à la migration pour plus de 200 millions d'euros dans toutes les régions du monde en développement. En outre, les États membres ont investi des ressources financières supplémentaires dans la mise en œuvre du GAMM.
Il faudrait également travailler davantage en ce qui concerne la protection des réfugiés et les droits de l’homme. Par exemple, le Bureau européen d'appui en matière d'asile (EASO) pourrait jouer un rôle plus important dans l'amélioration des capacités d'asile et d'accueil dans les pays tiers, y compris dans le cadre de partenariats pour la mobilité. Il est également possible d'améliorer l'utilisation des programmes de protection régionaux, en particulier grâce à un engagement et un financement à plus long terme.
Une meilleure coordination des activités de réinstallation au niveau de l'UE et entre les États membres permettrait des réponses plus efficaces et plus rapides aux situations de crise. Un financement européen accru devrait également être disponible pour soutenir davantage de places de réinstallation / d'admission humanitaire dans le cadre du nouveau Fonds Asile et Migration (2014-2020).
Faire passer le GAMM au niveau supérieur
La politique et les outils existants en matière de migration extérieure et d'asile pourraient cependant être mieux exploités, notamment pour renforcer l'attractivité de l'UE et renforcer son économie.
La question de la migration de main-d'œuvre deviendra encore plus importante dans les années à venir et le rôle des partenariats de mobilité pourrait être souligné à cet égard (par exemple en facilitant l'échange d'étudiants ou de professionnels, en améliorant les capacités de gestion des migrations dans les pays tiers, en introduisant des programmes de migration, renforcement de la protection sociale des migrants légaux, traitement le cas échéant de la portabilité des droits sociaux, etc.).
Faciliter la délivrance de visas à court terme peut avoir des effets positifs sur le développement dans les pays tiers, tels que l'amélioration des opportunités commerciales et des relations commerciales avec l'UE, et le renforcement des contacts interpersonnels. En outre, le potentiel offert par la politique des visas de l'UE devrait être pleinement utilisé pour favoriser la croissance économique et les échanges culturels. Dans les semaines à venir, la Commission proposera des amendements au code des visas afin de faciliter davantage les voyages des voyageurs légitimes tout en garantissant un niveau élevé de sécurité de l'UE.
La coopération en matière de prévention et de lutte contre la migration irrégulière s'est approfondie ces dernières années. Des dialogues, des échanges d'informations et des actions conjointes pour lutter contre la traite des êtres humains et le trafic de migrants ont été lancés et mis en œuvre. D'autres initiatives sont prévues, comme déjà annoncé dans le rapport de la Task Force Méditerranée.
Présentation
L'approche globale de la migration et de la mobilité (GAMM) est, depuis 2005, le cadre global de la politique extérieure de l'UE en matière de migration et d'asile et définit la manière dont l'UE mène son dialogue politique et sa coopération opérationnelle avec les pays tiers. Il repose sur des priorités clairement définies qui reflètent les objectifs stratégiques de l'UE et s'inscrit dans la politique étrangère globale de l'UE, y compris la coopération au développement.
Le GAMM vise à favoriser le dialogue et la coopération avec les pays partenaires non membres de l'UE dans quatre domaines: mieux organiser la migration légale et favoriser une mobilité bien gérée; prévenir et combattre la migration irrégulière et éradiquer la traite des êtres humains; maximiser l'impact de la migration sur le développement; et la promotion de la protection internationale et le renforcement de la dimension extérieure de l'asile.
Le GAMM est mis en œuvre par le biais de dialogues politiques régionaux et bilatéraux (avec des outils politiques tels que les partenariats pour la mobilité); les instruments juridiques tels que la facilitation des visas et les accords de réadmission; soutien opérationnel et renforcement des capacités; ainsi qu'un large éventail de programmes et de projets d'appui (disponible pour de nombreuses parties prenantes, y compris la société civile, les associations de migrants et les organisations internationales).
Plus d’informations
- Cecilia Malmström site
- Suivez la commissaire Malmström sur Twitter
- DG Affaires intérieures site
- Suivez la DG Affaires intérieures sur Twitter
Rapport sur la mise en œuvre du GAMM 2012-2013
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