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Après 70 ans, il est temps de réformer les écoles européennes

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Les premier L'école européenne de Luxembourg a fêté ses 70 ans en avril dernier. Les écoles européennes datent des tout débuts de l'Union européenne, créées pour les familles des fonctionnaires travaillant à la Communauté européenne du charbon et de l'acier. Les parents apprécient ce que les écoles peuvent offrir à leurs les enfants mais des réformes sont nécessaires de toute urgence, comme le demande un récent rapport du Parlement européen, écrit Andrew Janis Folkmanis.

Aujourd'hui, il y a 13 écoles européennes à travers l'Europe, dans les locaux des institutions et agences de l'UE. Et en ajout un nouveau type d'école multilingue est en train d'émerger, une école nationale ou privée de l'UE existante qui reçoit une accréditation pour également dispenser des cours et accueillir les examens de qualification du baccalauréat européen. 

Le baccalauréat européen est bien reconnu dans le monde. Lorsque notre fils a postulé pour étudier à Maastricht l'année dernière, il était évident que le bac européen était très bien reconnu aux côtés des diplômes secondaires nationaux.

Dans les écoles européennes, il faut remercier un personnel enseignant dévoué et innovant, qui a développé au fil des années un programme et un style d'enseignement multilingues et multiculturels de très haute qualité. Ces enseignants sont détachés des États membres de l'UE. Les élèves assistent ainsi aux cours comme ils les recevraient dans leur pays d'origine. Et recevez également des cours de matière dans une deuxième langue de l'UE. Ils en sortent véritablement bilingues.

Ce ne sont pas des écoles privées au sens classique. Ils sont en grande partie financés par des fonds publics, grâce aux coûts des enseignants détachés, aux installations fournies par les États membres d'accueil, avec le soutien des institutions qui emploient les fonctionnaires de l'UE dont les enfants sont scolarisés. Le système est ouvert à toute personne qui souhaite inscrire ses enfants, ce n'est pas un système exclusif. 

Ses limites sont les bâtiments des écoles elles-mêmes, qui sont déjà surpeuplées. L'introduction récente et le nombre croissant d'écoles nationales accréditées visent à élargir encore davantage l'accès à l'enseignement multilingue en Europe.

Le système offre une excellente qualification, mais il y a place à l'amélioration des conditions physiques dans lesquelles les élèves et les enseignants doivent travailler. Le surpeuplement fait que les quatre écoles bruxelloises de 14,000 élèves fonctionnent aux limites de la sécurité incendie et des conditions sanitaires. Cette situation existe depuis 10 ans, s'aggrave d'année en année et la direction de l'école a été atrocement lente à chercher et à exploiter des solutions. 

La gouvernance et la gestion de l'école manquent de transparence, les parents aiment moi-même recevoir des informations sur les développements très tard et souvent avec peu de justification. Au moins un directeur d'école a déclaré que le travail ne comprend pas la communication avec les représentants des parents. Les décisions du Conseil des gouverneurs du système sont publiées, mais il n'y a pas de comptes rendus de réunions, pas de justifications, pas d'informations publiques sur les États membres qui ont soutenu ou remis en question certaines pistes d'action.

La plus grande avancée récente dans la réduction de la surpopulation, l'ajout de trois nouveaux bâtiments à Bruxelles, n'a pas été réalisée par la direction de l'école ou le conseil supérieur, mais par les parents en 2019 qui ont plaidé leur cause auprès de Charles Michel et d'autres politiciens. La Belgique est intervenue et a sauvé la situation.

Le Parlement européen a voté le 25 mai en commission (CULT) pour soutenir un rapport sur le système scolaire européen. Le rapport identifie des faiblesses considérables et demande à la Commission d'entreprendre des actions pour les résoudre. Il insiste sur le fait qu'une politique "ouverte à tous" doit être maintenue. Il reconnaît également que le concept multilingue et multiculturel des écoles européennes a un grand potentiel pour renforcer la cohésion culturelle en Europe.

C'est ce dernier aspect et le succès du bac européen qui nous poussent, nous parents, à envoyer nos enfants dans ces écoles, malgré une gestion déficiente dans certains établissements, malgré une gouvernance dysfonctionnelle de l'ensemble du système. 

J'espère vivement que l'initiative du Parlement européen conduira à des corrections indispensables dans la gestion et la gouvernance du système scolaire. J'espère également qu'avec toutes les parties prenantes et institutions, européennes et nationales, nous pourrons mettre le système scolaire européen et les nouvelles écoles agréées sur la bonne voie pour offrir une éducation et une perspective multilingues et multiculturelles aux générations futures.

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EU Reporter publie des articles provenant de diverses sources extérieures qui expriment un large éventail de points de vue. Les positions prises dans ces articles ne sont pas nécessairement celles d'EU Reporter.

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