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Les sanctions

Le Sénat américain a voté l'abrogation de la loi César.

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Alors que la Syrie commence à envisager une restructuration de sa dette dans un contexte de dégel des relations avec les États-Unis, le Sénat a voté pour abroger les sanctions de la loi César Cette mesure, imposée à l'ancien gouvernement Assad, constitue une avancée majeure et bienvenue, et représente un pas de plus vers le redressement de l'économie syrienne.

La loi César de 2019 a restreint la coopération ou l'engagement des États-Unis et de la communauté internationale avec le gouvernement Assad, entravant gravement les efforts de reconstruction de l'économie syrienne.

La levée de ces restrictions aidera les industries du pays — notamment le secteur pétrolier — qui s'est quasiment effondrée pendant le conflit, encourageant ainsi le retour des entreprises et des investissements étrangers.

Cette initiative fait suite aux propos tenus par Jared Kushner, ancien conseiller pour le Moyen-Orient et gendre du président Trump, lors du sommet Future Investment Initiative (FII8) en mai, où il a évoqué… incitations économiques potentielles pour encourager les pays, notamment la Syrie, à adhérer aux accords d'Abraham.

Bien que Kushner ait reconnu que la Syrie pourrait rencontrer des difficultés potentielles pour rejoindre l'accord, qui vise à améliorer les relations entre les pays arabes et Israël, il a souligné l'important potentiel économique et a suggéré que les investisseurs soutiendraient une telle initiative si un accord était conclu.

Auparavant, les investisseurs internationaux se montraient, à juste titre, prudents face à la situation en Syrie et à la menace de représailles de la part du gouvernement américain, mais l'abrogation des sanctions renforcera la confiance dans l'ensemble du monde des affaires, qui était jusqu'à présent paralysé par le nombre important de chefs d'entreprise syriens toujours sous le coup de sanctions.

Dans le but d'aller de l'avant malgré tout, le gouvernement islamique intérimaire syrien du HTS a tourné son attention vers éradiquer la corruption et les activités illégales Parmi les empires commerciaux des alliés de l'ancien président Assad, le nouveau président Ahmed al-Charia a mis en place une commission chargée d'examiner ces entreprises, notamment celles des magnats Samer Foz et Mohammad Hamsho, dont les intérêts commerciaux diversifiés englobent l'industrie pharmaceutique, le commerce, la pétrochimie et la production télévisuelle.

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Les actifs des entreprises liées à Assad, notamment celles figurant sur la liste des sanctions américaines, auraient été gelés, le gouvernement faisant pression sur ces entreprises pour qu'elles cèdent entre 40 et 80 % de leur capital en vue de leur rachat.

Selon certaines informations, Foz et Hamsho seraient retournés en Syrie et auraient rencontré de hauts responsables du HTS à Damas en début d'année, acceptant de coopérer avec le gouvernement et bénéficiant ainsi d'une exemption de sanctions et étant perçus comme des personnes repenties.

Toutefois, il semblerait que toute entreprise refusant de coopérer restera sur la liste des sanctions et fera l'objet d'un examen approfondi de la part du gouvernement, voire pire. Katerji un exemple largement médiatisé.

Pour le moment, les responsables et le monde des affaires se montrent prudemment optimistes quant à une reprise économique, selon le ministre syrien des Finances, Yisr Barnieh. exprimer son espoir L’abrogation sera rapide et les sanctions mises en œuvre en vertu de la loi César seront définitivement levées d’ici la fin de l’année.

Barnieh estime également que la Syrie doit s'attacher à rétablir la confiance dans les secteurs public et privé, à regagner sa crédibilité fiscale, à rationaliser son système fiscal complexe et à s'attaquer à son lourd endettement.

On estime que la Syrie aura besoin de dizaines de milliards de dollars pour reconstruire ses infrastructures, relancer son économie et favoriser le retour des réfugiés. La levée des sanctions contribuera grandement à encourager les investissements étrangers et à soutenir la reconstruction du pays, qui se remet lentement de treize années de guerre.

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