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La protection des consommateurs

Ne privez pas les petites entreprises européennes de leur égalité

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Tout au long de nos carrières politiques, nous avons tous deux appris combien il est difficile de trouver le juste équilibre entre protection des consommateurs et soutien à l'entrepreneuriat. Nous pensons tous deux que l'Europe a instauré à juste titre des normes strictes grâce au RGPD et à la législation sur les services numériques (DSA), et qu'elles doivent être appliquées. Mais il est tout aussi important de reconnaître que les petites entreprises dépendent d'outils légaux et fondés sur le consentement pour rester compétitives sur des marchés concurrentiels. écrivent Tomáš Zdechovský, député européen (PPE) et Ivan Štefanec. ancien député européen (PPE) et président d'honneur de SME Europe.

Même avec des analyses de haut niveau comme le rapport Draghi sur la compétitivité de l'UE – qui a mis en garde contre la baisse de la productivité et les charges réglementaires excessives de l'Europe – et les inquiétudes répétées des États-Unis concernant la surréglementation, L'UE n'a toujours pas trouvé la solutionL'équilibre entre protection des consommateurs et croissance reste fragile. Le Digital Fairness Act (DFA) constitue le prochain test pour savoir si Bruxelles peut protéger les citoyens tout en évitant de nouveaux obstacles pour les entreprises créatrices d'emplois et au service des communautés.

A nouvelle enquête EPPP, L'étude, qui porte sur 2 092 petites et moyennes entreprises (PME) dans six pays d'Europe centrale et orientale (PECO), confirme ce que les chefs d'entreprise savaient déjà : deux tiers des entreprises qui font de la publicité en ligne affirment s'appuyer sur des outils de ciblage tels que la localisation, l'âge ou les centres d'intérêt pour atteindre les bonnes personnes, éléments clés de leur communication avec leurs clients. De plus, près de la moitié des PME d'Europe centrale et orientale indiquent que les publicités ciblées génèrent au moins un quart de leur chiffre d'affaires total, ce qui prouve clairement qu'il s'agit d'un moteur essentiel de leur performance.

Et la raison est simple : les outils fonctionnent. Les avantages les plus fréquemment cités sont la recherche de nouveaux clients (≈66 %), la communication avec les personnes de proximité (≈43 %) et l’augmentation des ventes (≈34 %). Au-delà des transactions individuelles, environ 84 % des personnes interrogées estiment que les publicités en ligne leur permettent de concurrencer des concurrents plus importants ou mieux établis. Cet équilibre entre petits et grands concurrents est ce que des règles du jeu équitables devraient signifier dans la pratique.

Partout en Europe, cette approche équitable, compétitive et responsable des affaires est désormais au cœur des débats des décideurs politiques sur la loi sur l'équité numérique (DFA). L'objectif d'une protection renforcée des consommateurs est largement partagé. Trouver le juste équilibre entre la protection des citoyens et la promotion de l’entrepreneuriat n’est jamais simple. Les inquiétudes concernant la conception manipulatrice et l'opacité des flux de consentement sont réelles et doivent être traitées par une application stricte de la loi sur les services numériques (DSA). Parallèlement, le débat soulève d'importantes questions quant à l'avenir des outils mêmes dont dépendent les petites entreprises pour atteindre leurs clients. Pour les PME d'Europe centrale et orientale et au-delà, il ne s'agit pas d'un simple exercice législatif à Bruxelles ; il s'agit d'une décision qui pourrait influencer directement leur compétitivité, leur croissance et leur visibilité sur un marché concurrentiel.

L'Europe interdit déjà le ciblage des données sensibles et la publicité destinée aux mineurs en vertu de la DSA, et ces règles doivent continuer d'être rigoureusement appliquées. Mais si de nouvelles mesures vont jusqu'à rendre impossible la personnalisation quotidienne basée sur le consentement, ce sont les PME qui en souffriront en premier. L'enquête montre que près de la moitié d'entre elles s'attendent à une baisse de l'acquisition de clients (48 %) et à une baisse de leurs performances globales (46 %) si le ciblage est restreint. Ces chiffres se traduisent par des conséquences concrètes : décisions de recrutement, prix et gammes de produits.

La croissance a un autre aspect : la mesure. La plupart des annonceurs interrogés suivent ce qui fonctionne. Sans cette possibilité, beaucoup s'attendent à des campagnes plus faibles et à une croissance plus lente, faute de pouvoir apprendre ou ajuster leurs dépenses. La logique est simple : le ciblage permet d'atteindre les bonnes personnes, la mesure montre si cela a fonctionné. Dans le cadre du RGPD et de la DSA, les PME ont besoin des deux et en bénéficient.

Cela implique de préserver ce qui fonctionne conformément aux normes européennes rigoureuses. Préserver une personnalisation légale et basée sur le consentement pour les adultes. Harmoniser les flux de consentement pour réduire les frictions sans porter atteinte aux droits. Mettre en place des mesures respectueuses de la vie privée afin qu'un petit magasin puisse vérifier si ses dépenses de la semaine dernière ont porté leurs fruits et s'adapter. Il ne s’agit pas de privilèges, mais d’outils déjà intégrés dans le cadre de normes européennes élevées.

Il s'agit aussi d'un appel à la compétitivité. L'Europe peut mettre en place des protections solides tout en soutenant ses entrepreneurs. Les données présentées ici ne proviennent pas de plateformes ; elles reflètent la réalité quotidienne des PME de Slovaquie, de Tchéquie, de Pologne, de Hongrie, de Lituanie et de Croatie qui tentent de prospérer dans un cadre de normes élevées. Si les règles rendent les outils basés sur le consentement inutilisables, le coût ne retombera pas uniquement sur les géants du numérique. Il retombera sur les entreprises dont nous dépendons pour embaucher localement, servir leurs communautés et soutenir les économies locales.

La Commission est à l'écoute. La consultation sur le DFA se termine le 24 octobre. Les voix des PME doivent être entendues dans ce processus, et les décideurs politiques doivent s’assurer que la proposition finale protège les citoyens tout en donnant aux plus petites entreprises européennes une chance équitable de concourir. Cet équilibre est possible – et les faits le démontrent.

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Contributeur Invité - Opinion

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